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Très chics plastiques
Les plastiques gagnent chaque année un peu plus leurs lettres de noblesse. Designers et autres créateurs se sont emparés de ces matériaux à l’esthétique souvent exceptionnelle. Facilité de mise en œuvre, effets de matières, de brillance, robustesse, etc., autant d’arguments qui font leur succès.
Très chics plastiques
Très chics plastiques

Tous les sens, ou presque, en éveil

L'industrie cosmétique est aussi au parfum

Longtemps attachée au verre, synonyme de qualité, l’industrie cosmétique de luxe a hésité à passer aux emballages plastiques. Sans doute par peur de se couper d’une clientèle désireuse d’avoir ce qui se fait de mieux. Au départ, ce sont donc les produits de grande consommation, souvent distribués en supermarchés, qui se sont parés d’emballages en matières synthétiques. Puis, avec l’évolution croissante des techniques de fabrication et la quantité impressionnante de nouveaux matériaux mis sur le marché, les fabricants de marques de luxe ont franchi le pas.

La douceur dans tous ses états 

Et ce choix, jamais les spécialistes de la cosmétique de luxe n’eurent à le regretter car leurs clientes les adoptèrent sans sourciller. Evidemment, le plastique sait prendre n’importe quelle forme et est incassable, mais depuis quelques années il sait aussi avoir une texture soyeuse, lisse, douce… Un vrai régal ! Il sait adopter des teintes subtiles, irisées, métalliques voire flashy. La société Albéa, l’un des acteurs majeurs dans l'emballage cosmétique, développe des solutions pour le secteur du parfum, du maquillage, de l'hygiène et soin de la personne. Créativité et parfaite maîtrise des polymères font qu’elle a su gagner la confiance des parfumeurs et fabricants de cosmétiques les plus exigeants. Ainsi, elle a signé pour Nina Ricci le bouchon de son parfum L’Air. Un bouchon sophistiqué qui prend la forme d’une sculpture de colombes transparentes et minimalistes. Sans aucune soudure apparente, on pourrait croire à du verre tant est pure la résine ionomère cristal utilisée.

Et que dire du capot du WaterShine de Maybelline sur lequel Albéa est venue poser un film holographique de sa création donnant ainsi un effet sensationnel de rayons multicolores ? Le plastique est même devenu intelligent. Albéa a ainsi mis au point un mécanisme poussoir en plastique qui sait s’adapter à la texture crémeuse du rouge à lèvres Dior Addict pour ne pas la détériorer.

Certains emballages diffusent même une agréable fragrance liée au produit qu’ils renferment. N’allez pas croire qu’il y a des fuites ou que le pot est poreux. C’est tout le contraire ! Il est en effet aujourd’hui possible d’incorporer dans les matériaux plastiques des microcapsules qui diffusent quelques mois durant une agréable odeur. Encore nouvelle, cette technique permet de se faire une idée assez précise du parfum du produit sans pour autant ouvrir l’emballage.

La qualité au bout du doigt

L’industrie automobile reste certainement l’un des domaines où la qualité perçue est primordiale. Pour rappel, la qualité perçue désigne le niveau de qualité d’un produit tel qu’il est ressenti par le consommateur de manière plus ou moins subjective. Pour le propriétaire du véhicule, avoir des accessoires de bonne qualité est valorisant mais aussi synonyme de robustesse et de sécurité. Les constructeurs peuvent donc remercier les plastiques et plus particulièrement les polyesters et les silicones qui, en fonction des additifs, peuvent avoir des aspects moussés, granuleux ou lisses. Autant de textures agréables à l’œil comme au toucher. Mais ce n’est pas là la seule subtilité des plastiques utilisés dans l’automobile. Peu le savent mais chaque bouton et autres commodos sont étudiés pour émettre un son certes plaisant à l’oreille mais surtout rassurant pour le conducteur.

Un « petit clic » qui peut se traduire par « tout va bien à bord ». Un sujet loin d’être négligeable pour les constructeurs automobiles qui n’hésitent pas à pousser la recherche pour trouver le matériau idéal.

Pour leur venir en aide, la Matériautech de Lyon, épaulée par l’Ecole centrale de cette même ville, est en train de mettre au point un doigt électronique capable de transcrire la sensation de toucher. « La plus grosse difficulté est de qualifier le toucher. Nous sommes tous différents, et ce qui est agréable pour les uns, ne l’est pas obligatoirement pour les autres. Nous avons donc demandé à plusieurs centaines de personnes de manipuler différents plastiques, puis nous avons enregistré leurs impressions. Celles-ci sont compilées dans une banque de données qui nous sert à étalonner ce doigt électronique. Les constructeurs automobiles et les équipementiers sont très intéressés par ce projet qui devrait grandement les aider à trouver le bon matériau pour leurs équipements. Il leur suffira de pointer ce doigt sur le matériau en question pour savoir immédiatement comment il est perçu par la majorité des consommateurs », explique-t-on à la Matériautech.

La zikmu fait grand bruit !

Plastique et musique font depuis longtemps bon ménage. Les plus anciens se souviennent encore des disques en vinyle remplacés dans les années 80 par les CD, eux aussi en plastique. Pour le plus grand plaisir de nos oreilles, les matières plastiques ne se sont pas cantonnées à ces supports. La marque Parrot, spécialisée dans la technologie bluetooth, présentait cet automne des enceintes sans fil au design inhabituel. Face à un tel look, que l’on doit à Philippe Stark, les experts demeurèrent sceptiques, quant à leur qualité sonore. Après un premier test, ils eurent vite fait de s’apercevoir qu’en plus d’être belle, cette enceinte restituait un son remarquable. Le secret n’est pas dans le look, même si sa forme y contribue, mais plutôt dans la technologie adoptée. La caisse est constituée d’un plastique ABS monobloc, peu sensible aux vibrations, recevant plusieurs haut-parleurs à membranes PVC : des éléments essentiels dont la performance repose sur l’élasticité.

Rien que pour vos yeux 

Les opticiens l’adorent au moins autant que les porteurs de lunettes. Il s’agit bien de cet élément essentiel, celui qui corrigera la vue défaillante : le verre. De verre, il n’en a que la fonction car aujourd’hui, la quasi-totalité des lunettes sont équipées de verres organiques. Un joli mot plein de pudeur puisque, dans les faits, un verre organique n’a de verre que le nom. Et pour cause, fabriqué en polycarbonate, il est ainsi quatre ou cinq fois plus léger que le verre minéral.

Depuis les années 1980, ce type de « verre » se généralise. L’amélioration des techniques de fabrication et notamment de moulage permet à l’offre de verres organiques de se diversifier. Bien sûr, les paramètres essentiels sont préservés : accroissement de l’indice de réfraction, bonne usinabilité, solidité, excellente aptitude à la coloration. Son faible poids et sa facilité de moulage autorisent toutes les audaces, pour ne pas dire tous les délires, de la part des fabricants de montures qui savent jongler avec tous les polymères pour faire preuve d’originalité. Et cela fait déjà longtemps que les lunettes sont devenues des accessoires de mode à part entière désormais siglés par les plus grands noms de la haute couture.

 

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