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SeaWing, une aile pour tracter les cargos

SeaWing, une aile pour tracter les cargos
SeaWing, une aile pour tracter les cargos

Drôle de scène pour qui navigue cet automne entre Bordeaux et Bristol : l’imposant navire d’Airbus de 127 mètres de long transportant les ailes de l’A380 est tracté par un cerf-volant !! Plus précisément une aile volante. C’est la première campagne de tests de cette structure souple en polyester et fibres de carbone baptisée SeaWing. Volant au bout d’un câble de 400 m, elle permettrait aux navires de commerce de réduire de 20% leur consommation de fuel et donc, de réduire d'autant les émissions de gaz. Un point crucial sur le plan financier mais aussi écologique pour un secteur qui génère environ 4%p des émissions de CO2. Cette idée de méga aile de kitesurf pour tirer des navires de plusieurs tonnes a germé dans la tête de salariés d’AirSeas, toute nouvelle start-up créée en 2016 qui réunit une dizaine d’experts issus des rangs d’Airbus, des spécialistes du domaine maritime, le bureau d’études norvégien LMG Marin et enfin l’Ecole nationale supérieure maritime de Nantes. L’aile souple actuellement en test est un prototype de 16 m2 mais l’équipe est en train de mettre au point des ailes de traction aérodynamiques de 500 à 1 000 M2 qui ajustent automatiquement leur positionnement. Elle propose un système d’optimisation de route en fonction des données météorologiques et océanographiques, qui indique les moments les plus propices pour déployer l’aile. «Il suffit que le capitaine du navire appuie sur un bouton» pour que l’aile, pliée sur le pont d’un navire, soit hissée sur un mât escamotable, puis lâchée au bout de son câble pour se déployer. Et inversement, «pour qu’elle se replie de façon totalement autonome», explique cet ancien de la direction stratégique d’Airbus. Si SeaWing doit prendre son envol en 2019, l’équipe d’AirSeas compte aller plus loin puisqu’elle vise l’équipement de 15% de la flotte mondiale de bateaux d’ici à 2030 et la création de 2000 emplois. Quand on sait que 28.000 navires de plus de 100 mètres de long transportent 90% du fret mondial, on imagine vite l'impact que cette technologie pourrait avoir. Comme chacun d'entre eux consomme 5 à 10 millions d'euros de carburant par an, le calcul est vite fait.

Pour en savoir plus
https://www.airseas.com/

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