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Des muscles artificiels inspirés des origamis

Des muscles artificiels inspirés des origamis
Des muscles artificiels inspirés des origamis

Des chercheurs américains de l’Institut Wyss, de l’Université d’Harvard, et du CSAIL, un laboratoire du MIT, viennent de faire franchir un cap majeur aux robots mous en leur créant des muscles artificiels en plastique inspirés des origamis – des pliages japonais. 
Ces « actuateurs » (muscles) robotisés, résistants, économiques, légers, cumulent les atouts. Ils sont ainsi capables de soulever mille fois leur poids mais peuvent également être solubles dans certaines solutions liquides. Cela revient à donner des supers pouvoirs à ces robots. Maintenant que les muscles artificiels sont dotés de propriétés similaires à celles de muscles naturels, il est facile d’imaginer construire presque n’importe quel robot pour presque n’importe quelle tâche ! 
Ces muscles sont composés d’un squelette compressible - en réalité une feuille de plastique ou ressort métallique plié en accordéon - qui est enrobé d’eau ou de fluide. Le tout est encapsulé dans une membrane en plastique ou papier qui sert de « peau ». Pour activer le muscle, un tuyau pompe l’air ou l’eau : le vide produit va entraîner la peau à se plaquer sur le squelette et initier le mouvement du muscle. Ce sont la forme et la composition du pliage qui vont initier la « contraction » ou « décontraction » du muscle. Les résultats sont impressionnants. Certains ont ainsi pu se contracter jusqu’à 10% de leur taille originelle, se déformer en vrille ou saisir une fleur, tout cela en créant le vide à l’intérieur de leur peau. 
Selon les propriétés recherchées, élasticité, transparence, solubilité … le squelette peut être fabriqué en silicone, en polyester ou en acier tandis que la »peau » sera composé d’un film en TPU, en PVC ou PVA.
Ainsi, un muscle de 2,6 g peut soulever un objet de 3 Kg. Outre la mobilité et la force, ces muscles ont pour eux d’être rapides à produire  (une dizaine de minutes) et peu coûteux. Dernier avantage, ils se comportent de manière quasi identique qu’ils mesurent quelques millimètres ou un mètre. Cela signifie que leurs applications pourront être très variées, de la chirurgie aux exosquelettes robotiques portables jusqu’à l’architecture en passant par l’exploration des profondeurs océaniques ou de l’espace. Ces muscles en forme d’origamis pourraient être donc les prémices d’une révolution de la robotique.

Pour en savoir plus
https://wyss.harvard.edu/

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