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Eau potable : deux solutions plastiques pour accéder à une ressource rare
A l'heure où l''accès à l'eau potable est de plus en plus problématique pour une bonne partie de la population mondiale, présentation de deux solutions simples, ingénieuses et économes.
Eau potable : deux solutions plastiques pour accéder à une ressource rare
Eau potable : deux solutions plastiques pour accéder à une ressource rare

Les collecteurs de Brouillard

Déjà,qu'est ce que le brouillard ?

Le brouillard est un nuage qui toucherait le sol. Quand un nuage est poussé par le vent au dessus des montagnes, le brouillard est  présent partout où le nuage touche le sol. Mais les très fines gouttelettes d’eau contenues dans le brouillard ne touchent jamais le sol car elles sont trop petites, contrairement à l’eau de pluie. Et l’on trouve 0,05 à 0,5 g d’eau par m3 de brouillard !

Donc, que faire lorsqu’on habite dans un endroit isolé, sans eau potable, ni rivière et où il ne pleut pratiquement jamais ?

Récolter l’eau du brouillard !! car il y a aussi des brouillards dans les zones désertiques, à défaut d’y trouver de la pluie !

Les premiers capteurs de brouillard

C’est au Chili , à Chungongo, l’un des endroits les plus secs au monde qu’ont été installés les premiers filets « capteurs de brouillard ».
Cent filets (ou panneaux) en polypropylène, de 4 mètres de haut sur 12 mètres de large récoltent ainsi 15 000 litres d’eau en moyenne par jour. L’eau captée s’écoule le long des filets, puis est récoltée dans des gouttières et stockée dans des réservoirs. La collecte de brouillard est un procédé totalement passif, n’utilisant ni pompe, ni électricité.

Les coûts sont donc réduits, allant de 75 $ pour un petit capteur à 1500 $ pour un très grand.

Conditions météorologiques

Evidemment, la situation géographique du Chili (mer et montagne) favorise largement ce processus et les résultats ne sont pas aussi probants dans d’autres parties du monde.

Un minimum de 90 jours de brouillard par an est nécessaire pour une utilisation domestique. Les mailles de polypropylène extraient 30% de l’humidité, soit 17 à 42 litres d’au par m2 par jour.

En moyenne, ces collecteurs de brouillard produisent 200 litres d’eau par jour, en fonction de leur superficie, de leur emplacement et des conditions météo.

De l'eau minérale tombée du ciel

Lorsque toutes les conditions sont réunies, les villageois bénéficient d’une eau peu chère et immédiatement disponible. « Elle pourrait même être utilisée comme eau minérale » explique Yana Olivier, professeur à l’Université d’Afrique du Sud, qui a participé au montage des 1er filets.

On peut considérer que l’eau récoltée par les filets est équivalente à n’importe quelle eau de source, et doit donc, en conséquence, être traitée de façon similaire.

Du Polypro pour les filets

Les filets sont fabriqués en polypropylène. Cette matière a été choisie pour son efficacité à capturer les gouttelettes et sa robustesse face au vent.
On ne trouve que peu de fabricants au monde et les autres matériaux testés n’ont jusqu’alors jamais égalé ses performance, qui restent en plus très bon marché.

 

 

Qui est Fog Quest ?

Fog Quest est l’organisation canadienne qui a développé ces « attrape brouillard ». Elle a été fondée en 2000 par Sherry Bennett et Bob Schmenauer pour tenter de répondre aux besoins de populations n’ayant pas à l’eau (puits, rivières, canalisations …).

Une partie importante du personnel (tous bénévoles) est basée au Chili. Les collecteurs installés en 2010 se trouvent en Ethiopie, Israël et Chili.

POUR EN SAVOIR PLUS

http://www.fogquest.org/

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