Au quotidien 4 min
Emballage : du high-tech dans notre caddy
Jusqu’à présent, la fonction première de l’emballage se limitait à assurer la protection et le transport de leur contenu. Aujourd’hui, son rôle va bien plus loin pour nous apporter toujours plus de services. À la clé de ces innovations : la prolongation de la durée de vie du contenu, tout particulièrement dans l'agroalimentaire, le développement d’atouts marketing et bien sûr la réduction de l’impact environnemental. La recherche et le développement nous réservent encore bien des surprises…
Emballage : du high-tech dans notre caddy
Emballage : du high-tech dans notre caddy

Des qualités insoupçounnées

Incontournables Plastiques

Le plastique est présent dans la plupart des emballages du fait de ses innombrables qualités. Il est employé dans nombre de secteurs : la santé, la parfumerie, la cosmétique, les produits d’entretien et surtout dans l’agroalimentaire. Il est même parfois invisible… Avez-vous remarqué qu’une fine couche de polyéthylène est intégrée au papier des plaquettes de beurre ? Elle est là pour en préserver le goût. Idem pour les boîtes de conserve et les cannettes : un vernis polymérique évite le goût de métal et, de plus, assure l’étanchéité. Le plastique renforce également la solidité : c’est le cas des bouteilles en verre qu’un revêtement polymérique rend plus résistantes aux chocs. On le retrouve encore dans les dosettes de sucre, car il permet de souder les deux extrémités et de protéger contre l’humidité. Bref, en un mot comme en cent, la plupart des emballages ont besoin du plastique.

Les fabricants de plastique se plient en 4 !

Les consommateurs veulent des produits qui soient frais, sains, appétissants… mais se montrent en même temps très méfiants vis-à-vis des conservateurs. Pourtant, nous le savons, une denrée alimentaire n’est pas inerte, elle a même une fâcheuse tendance à être rapidement périssable. Pour l’industrie agroalimentaire, il s’agit de résoudre la quadrature du cercle : proposer des aliments qui puissent se conserver assez longtemps et dans des conditions sanitaires optimales tout en répondant aux attentes des consommateurs. Les industriels se sont donc tournés vers les fabricants d’emballages – en plastique à très grande majorité – pour apporter des réponses appropriées.

 

La prouesse technique des systèmes barrières

Cette dernière décennie a vu se développer des systèmes sophistiqués d’emballages dits « barrières », qui ont la qualité notable de prolonger la durée de conservation en évitant notamment à l’oxygène d’entrer dans le packaging. Là encore, on peut vanter la capacité d’adaptation des plastiques qui, grâce à la diversité de leur composition, se plient aux caractéristiques des denrées qu’ils doivent protéger. On va donc superposer différents matériaux (jusqu’à six) en fonction des besoins du produit et de la qualité intrinsèque de chaque plastique : imperméabilité à l’oxygène, à l’humidité, résistance mécanique, mais aussi aptitude à être mis en forme ou imprimé, aspect visuel, etc.  

 

C’est pourquoi l’emballage d’un fromage n’est pas le même que celui du café lyophilisé, d’un yaourt ou de la viande. Arrêtons-nous d’ailleurs sur le cas de la viande rouge particulièrement fragile : quand elle est emballée dans une barquette en polystyrène moussé, sa durée de conservation n’est que de trois jours environ. Avec un système multicouche plus imperméable composé de trois polymères (type PS/EVOH/PE), elle est alors de sept à dix jours. Autre exemple : les bouteilles d’eau gazeuse, qui, pour certaines, sont constituées de PET et de polyamide les aidant à mieux conserver leurs petites bulles !

Atmosphère, Atmosphère !

Deuxième prouesse : les emballages à atmosphère modifiée (MAP : Modified Atmosphere Packaging) conçus pour mieux préserver les aliments frais ou transformés. 

Elles font fureur depuis des lustres dans les rayons des supermarchés : les salades en sachet. La plupart d’entre elles sont conditionnées dans un emballage plastique gonflé à l’azote, car, étant inerte, ce gaz évite l’oxydation (rappelons que l’azote constitue 80 % de l’air que nous respirons). Il en va de même pour les cacahuètes salées : leur packaging, souvent constitué d’un film aluminisé (PE/aluminium/PET), contient du gaz carbonique et/ou de l’azote pour éviter le goût de rance lié à l’oxydation de l’huile d’arachide. Et pour revenir à notre viande rouge, c’est tout le contraire ! L’atmosphère de son emballage est enrichie en oxygène afin de préserver la couleur rouge qui est un critère visuel de fraîcheur pour le consommateur.

Intégrité Assurée

Très fonctionnel, le packaging plastique garantit la sécurité de son contenu. À ce titre, les opercules, qui sont à la fois pratiques, étanches et fiables, offrent au consommateur la certitude que le produit qu’il achète n’a pas été préalablement ouvert. C’est le cas quand vous entendez le « pop » d’un petit pot pour bébé. Si ce dernier est en verre et sa capsule en métal, c’est bel et bien le joint en plastique qui garantit l’étanchéité de l’emballage. Même chose avec les bouchons des bouteilles en plastique : leur collerette, qui se brise à l’ouverture, est un témoin d’inviolabilité. La bouchonnerie des détergents, quant à elle, ne peut être composée que de plastique : seule cette matière permet de compliquer volontairement l’ouverture de ces produits pour la sécurité des enfants.

Les 5 sens en éveil

La valeur ajoutée d’un produit passe également par nombre de créations marketing. C’est pourquoi les marques font la part belle aux qualités sensorielles du packaging, et ici aussi l’emballage plastique rivalise d’ingéniosité tant son champ du possible est vaste. Il offre en effet une diversité de couleurs, de formes et de textures qui n’ont de limites que l’imagination des concepteurs ! Même le potentiel olfactif est révélé : c’est le cas de la barquette de fraises ou de framboises largement perforée pour assurer une excellente ventilation, mais aussi pour laisser insolemment échapper son arôme incitateur…

La décoration constitue un levier incontournable en matière de différentiation, comme en témoignent Dalila Safir et Marjorie Vincenti du service de la communication d’Albéa : 
« Dans le domaine du tube, nous avons développé une technologie qui permet une impression “effet photo” directement sur le support. Les visuels apparaissent plus vrais que nature. Par ailleurs, les divers revêtements que l’on peut fabriquer avec le plastique offrent une multitude d’effets visuels tels que le matt & gloss, la transparence, le nacré, le métallisé… » 
L’ouïe n’est pas oubliée pour autant, puisque ce petit bruit, évoqué plus haut, dans le cas du petit pot pour bébé, est étudié pour indiquer que vous êtes la première personne à l’ouvrir, ce qui induit inconsciemment une sensation de confiance.

POUR EN SAVOIR PLUS

www.elipso.org
www.sealedair.com
www.albea-group.com

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