Planète 3 min
Environnement : un consommateur averti en vaut deux
Face à la demande croissante des consommateurs d’informations environnementales sur les produits qu’ils achètent, pouvoirs publics, distributeurs, entreprises … multiplient les initiatives pour élaborer des systèmes « d’ affichage environnemental » des produits.
Environnement : un consommateur averti en vaut deux
Environnement : un consommateur averti en vaut deux

Afficher mieux pour acheter mieux

Tout produit est source d'impacts

Aucun produit ne parcourt son cycle de vie (fabrication, transport, distribution, utilisation, fin de vie) sans consommer ou polluer. Ne serait-ce que pour obtenir les matériaux : la consommation de ressources minérales, végétales ou animales est inévitable … sans oublier les ressources énergétiques ou encore la consommation d’eau et d’espace naturel liés aux cultures. Tout produit est aussi à l’origine de rejets de substances dans l’eau, l’air ou les sols : eaux usées, gaz d’échappement … 
C’est pourquoi il est légitime que chaque consommateur soit renseigné sur l’impact environnemental du produit qu’il achète.
D’où la multiplication d’initiatives européennes cherchant à éclairer les décisions des consommateurs dans leur prise en compte de l’environnement.

L'empreinte carbone

L’empreinte carbone des produits représente la quantité de gaz à effet de serre émise tout au long de leur cycle de vie. Elle s’exprime en Kg d’équivalent C02.

Vous avez certainement vu, sur certains tickets de caisse cette phrase : « le bilan C02 de mes courses est de : 77.22 eq. C02 ».  (77.22 kilogrammes équivalent C02). 
« Plus le chiffre est faible, mieux c’est pour la planète ! ». Ainsi, les poireaux d’origine  France que j’ai acheté représenteront 0,6 Kg eq.CO2, mes asperges venant du Pérou 1,7 Kg eq.CO2 etc …
D’autres distributeurs ont opté pour des étiquettes de couleur allant du jaune pale au vert foncé, indiquant l’indice carbone des produits, c’est-à-dire une estimation de la quantité de gaz à effet de serre (C02) émise lors des différentes étapes du cycle de vie du produit.

Dépasser l'empreinte carbone

Si ces étiquettes ont pour l’instant le mérite d’exister, elles sont cependant incomplètes, le bilan carbone d’un produit n’étant pas le seul critère à prendre en compte pour établir son bilan environnemental complet.

En effet, un produit pourrait très bien avoir un meilleur bilan carbone qu’un autre mais avoir des impacts plus importants dans d’autres aspects environnementaux : consommation d’eau, pollution aquatique, biodiversité, déforestation …

 

L'affichage environnemental multicritère des produits de grande consommation

Suite au Grenelle de l’Environnement, la France impose la généralisation de l’affichage environnemental des produits de grande consommation en 2012.

L’information concernera les impacts environnementaux générés par un produit tout au long de son cycle de vie.
Il permettra au consommateur d’intégrer ces informations comme critères de décision d’achat et de comparer les produits de même catégorie.

Elaboration des critères

Pour ce faire, l’ADEME* et l’AFNOR* ont mené un travail de concertation incluant les professionnels mais aussi la société civile afin de développer une méthodologie d’évaluation des impacts environnementaux.
Des groupes sectoriels sont chargés de compléter le travail commun avec des règles spécifiques pour chaque catégorie de produit parmi lesquels : alimentation, produits d’entretien, équipements de sport, etc….
Ils devront prendre en compte jusqu’à 2 ou 3 impacts significatifs, outre l’empreinte carbone. 

* ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
* AFNOR : Agence Française de NORmalisation

Eco-Footprint

De son côté, l’industrie plastique est active et participe à ce mouvement avec ses propres initiatives.
Depuis une quinzaine d’années, elle a publié les données environnementales de 70 polymères, indispensables aux experts pour calculer l’impact environnemental des produits incorporant des matières plastiques.
Depuis 3 ans, elle prépare le lancement, au niveau européen, d’un projet nommé Eco-footprint, également fondé sur les principes de l’Analyse du Cycle de Vie. La légitimité de la démarche ACV est en effet universellement reconnue pour éclairer les enjeux environnementaux, mais elle nécessite une simplification dosée du calcul des différents impacts pour être utile au niveau de la décision.
L’objectif de Eco-footprint est de développer un tel outil, transparent et pédagogique,  pour accompagner les acheteurs professionnels, et les consommateurs qui souhaitent faire des gestes utiles pour l’environnement.

Pour les professionnels de la filière plastique :

La SFIP et PlasticsEurope, avec le concours de Profession Plastique, organisent une journée de conférences et de tables rondes le mercredi 8 décembre prochain à Paris, sur le thème :

L’information environnementale obligatoire vers le consommateur : quel impact pour la filière plastique et ses clients ?

Découvrez le programme et le bulletin d’inscription  en cliquant sur ce lien

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